La place des cosmétiques en Égypte antique

Aujourd’hui, nous faisons un nouveau saut dans le temps pour parler des cosmétiques en Égypte antique. Beaucoup de mystères entourent encore cette civilisation, mais leur utilisation du maquillage n’a plus de secrets pour nous ! C’est grâce à des fouilles fructueuses de récipients, contenants des restes de poudres, que les spécialistes sont capables d’identifier des habitudes de beauté qui datent du troisième millénaire avant notre ère. Sans plus attendre, dans cet article, je vous explique la place des cosmétiques en Égypte antique.

Cosmétiques en Égypte antique : maquillage des yeux

Pourquoi se maquillait-on en Égypte ?

À ce jour, les beaux yeux de la grande Cléopâtre nous font encore de l’œil. Mais si nous appliquons toujours du noir pour mettre en valeur notre regard, à l’époque, le maquillage n’avait pas la même vocation.

En effet, dans l’Égypte Ancienne, les cosmétiques remplissaient deux fonctions bien particulières. Laissez-moi vous en dire plus.

Une fonction spirituelle

Avant tout, les Égyptiens étaient particulièrement attentionnés envers leurs morts.

Il faut dire que l’eau delà et les vies multiples étaient au cœur de leur croyance.

Ainsi, le maquillage était appliqué sur les défunts dans le but de leur redonner une apparence plus jeune et fertile. C’est ce qui devait leur permettre d’accéder à leur renaissance future !

D’ailleurs, pour la petite histoire, cette civilisation laissait tout un nécessaire de beauté (huiles, onguents, peignes, khôl ou encore miroir), disponible dans un panier en osier, au sein même des tombeaux.

Des fois que le défunt voudrait se repoudrer le nez…

Une fonction médicinale

Vous savez, même si beaucoup de films relatent de la vie luxueuse et puissante de cette époque, l’Égypte n’était pas une terre toujours très clémente.

Fertile, mais également très humide – en particulier près du Nil – les habitants devaient cohabiter avec pas mal d’insectes (mouches, moustiques) qui venaient jusque dans leurs yeux.

Et je ne vous parle même pas des tempêtes de sable qui fragilisaient leurs mirettes.

En fait, la santé des yeux tenait une place centrale dans la vie des Égyptiens, car elle trouve son origine dans un mythe.

À cette époque, ils assimilaient le cycle lunaire à la manifestation d’un combat entre deux dieux : Horus et Seth (la lumière et l’obscurité).

L’histoire raconte que, durant l’un de leurs échanges musclés, Seth blessa Horus à son œil, mettant ainsi en danger le retour de la pleine lune.

Alors, pour rétablir l’ordre cosmique instauré par les dieux, l’œil devait être guéri.

Depuis, cette civilisation met tout en œuvre dans l’élaboration de fards à paupières aux bienfaits protecteurs, désinfectants et apaisants.

Et voilà comment est né l’œil Égyptien connu de tous !

La place des cosmétiques en Égypte antique

Après avoir fait un petit tour du côté de la Préhistoire ou encore du Moyen-Âge, je vous raconte quels maquillages étaient utilisés en Égypte Ancienne.

D’ailleurs, l’un d’entre eux connaît toujours un franc succès de nos jours !

Fards

Tout d’abord, les Égyptiens s’appliquaient une sorte de fard à paupière, le plus souvent de couleur noir, appelé « mesdemet », qui signifie « rendre les yeux parlants, expressifs ».

Cela servait à protéger leurs yeux des potentielles infections et cela les aidait également à éloigner les insectes.

Ce regard de braise était obtenu grâce à différents minéraux et végétaux, comme les :

  • oxydes de fer ou de cuivre ;
  • ocres ;
  • garances (plante vivace) ;
  • jus de mûre ;
  • etc.

Au fait, le mesdemet est encore utilisé aujourd’hui, mais il porte un autre nom : le khôl !

Sauf qu’en Égypte antique, ce maquillage était là pour se protéger des rayons du soleil, se soulager des infections ou s’en préserver.

De plus, il était appliqué sur tous : hommes, femmes et enfants !

Ses fonctions ont légèrement changé de nos jours.

Enfin, ils utilisaient également des fards :

  • blancs, pour pâlir leurs visages ;
  • noirs, mélangés à de la chaux, de la terre, de miel et de cendre, dans le but de teindre leurs cheveux.

Collyres

En plus du mesdenet, les Egyptiens appliquaient sur leurs yeux deux collyres.

Le premier, noir, à base de laurionite (un minéral) pour souligner le contour et faire ressortir leurs belles formes d’amande.

Le second, de couleur verte, s’appliquait sur leurs cils et sourcils. Il leur arrivait aussi de tracer un trait sur la paupière inférieure. C’était la petite coquetterie de l’époque de l’Ancien Empire ainsi que sous le Nouvel Empire.

Soins de la peau

Pour nourrir et calmer la peau irritée, cette civilisation avait aussi ses petites astuces beauté !

En Egypte antique, on appliquait alors des onguents (sorte de pommade fondante). C’est d’ailleurs une texture encore utilisée aujourd’hui pour redonner de la souplesse à son épiderme.

Sachez aussi que les Égyptiens n’étaient pas à la traîne en matière de remède anti-ride : la myrrhe faisait déjà partie de leur nécessaire de toilette.

Perruques

Comme vous pouvez le remarquer, tous les remèdes ou soins cosmétiques utilisés à l’époque avaient tous pour vocation de se protéger du soleil ou de la chaleur.

Il existait un dernier qui pourrait en étonner plus d’un aujourd’hui : la perruque en cire d’abeille.

Elle était sculptée de manière volumineuse pour éviter le coup de chaud ou les poux. Une double utilité très appréciée !

Le mot de la fin

J’espère que mon article sur la place des cosmétiques en Égypte antique vous aura appris de nouvelles choses sur cette civilisation fascinante.

Je vous réserve un tout dernier scoop sur les produits utilisés à cette époque : le parfum.

Fabriqué sous forme solide, le « Kyphi » était réalisé à base de 27 ingrédients – naturels, cela va de soi.

Le but n’était pas de sentir bon, mais plutôt d’éloigner les mauvais esprits. C’est pourquoi, pendant sa fabrication, les Égyptiens récitaient des prières et des incantations pour conjurer le sort.

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