Les habitudes cosmétiques à Rome

Nous continuons notre voyage dans le temps et cette fois-ci, je vais vous présenter les habitudes cosmétiques à Rome. Chez eux, l’attention à leur corps était importante, car cela leur permettait de totalement se dissocier de l’animal. Alors, sans plus attendre, voyons plus en détails leurs routines de beauté !

Chez les Romains, on ne plaisante pas avec l’hygiène !

Habitudes cosmétiques à Rome : hygiène

Le peuple Romain est très étonnant et c’est aussi un véritable pionnier en matière d’hygiène. Il a d’ailleurs fait preuve d’une grande créativité et d’ingéniosité en construisant des aqueducs ou encore des latrines, pour que la ville et ses habitants restent beaux – et propres !

D’ailleurs, en parlant des latrines, il n’y avait pas encore les portables pour occuper les Romains, mais c’était le moment idéal pour conclure des affaires entre certains négociants.

Une maniaquerie qui leur sauvait la vie

Bref, à l’époque de Jules César, tout le monde était obsédé par la propreté, comme une sorte de maniaquerie qui leur sauvait la vie sans le savoir.

Par exemple, les médecins faisaient déjà bouillir leurs instruments de chirurgie avant de les utiliser et ils ne mélangeaient jamais une eau propre avec une eau souillée. Et pourtant, ils ne connaissaient même pas encore l’existence des bactéries !

À Rome, on se lave

Contrairement au Moyen-Âge, les Romains mettent un poing d’honneur sur l’hygiène corporelle.

Les thermes romains

Ainsi, en ville, les habitants, hommes et femmes, profitent des Thermes tous les jours. Ces derniers sont des établissements dans lesquels se trouvent des bains publics, ou « blanea ».

Dans la Rome Antique, il est essentiel d’avoir une bonne hygiène, c’est pourquoi, peu à peu, ces établissements s’ouvrent à toutes les couches sociales et s’ancrent dans la culture romaine. D’ailleurs, rapidement, des horaires sont même définis, s’agissant de leur utilisation : les femmes y vont le matin et les hommes dans l’après-midi.

D’un autre côté, à la campagne, les gens doivent improviser. En l’absence de thermes dans le coin, les hommes et les femmes se contentent d’une toilette de chat très partielle en lavant leurs bras et leurs jambes quotidiennement.

Quant au reste du corps, ils le lavent une seule fois par semaine, voire tous les 9 jours. En fait, leur propreté est directement liée avec les jours de marché – histoire d’être beau et frais aux yeux de tous !

Les bains

Bien sûr, les plus riches sont toujours les plus chanceux. Ils peuvent se rendre dans les célèbres bains, remplis le plus souvent avec du lait d’ânesse ou d’amande douce.

Il faut dire que le lait d’ânesse est déjà réputé pour atténuer les rides – et si ça vous dit quelque chose, c’est normal, car on l’utilise toujours dans ce but !

Et que ça brille !

L’eau, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant pour une bonne hygiène corporelle.

À l’époque, les cosmétiques à Rome sont très étonnants. Ainsi, on se nettoie à l’aide de :

  • la cendre de hêtre ;
  • l’écume de salpêtre ;
  • la farine de fève ;
  • une pâte moussante à base de graisse de chèvre ;
  • les coquilles d’escargots pilées.

Pour la petite anecdote, dans les thermes, lorsque les gens ont fini de prendre leur bain, les restes de crasses et d’huile sont récupérés pour en faire des après-shampoing – et bon appétit !

En plus de se laver, les Romains prennent soin d’hydrater leur corps. On oublie la crème accessible dans le supermarché du coin, les habitants utilisent donc des produits naturels : colle d’esturgeon, œufs, pain de mie ou masque au lait d’ânesse, ils redoublent d’ingéniosité.

Hygiène dentaire

Enfin, pour avoir de belles dents bien blanches et nettoyées, les Romains appliquent là encore des ingrédients très particuliers – mais efficaces – comme :

  • l’urine (qui éclaircie les dents) ;
  • une poudre à base de soude ;
  • la cendre de tête de lièvre.

Les habitudes cosmétiques à Rome

Habitudes cosmétiques à Rome : maquillage

Après un bon bain et un brossage de dents dans les règles de l’art, il est temps de passer au maquillage.

Il a toute son importance, puisque, comme à la Préhistoire, c’est une sorte de carte d’identité de la personne qui permet en un regard de déterminer quel est son rang social.

Par contre, il ne faut surtout pas avoir la main trop lourde. Les seules femmes maquillées comme des camions volés sont les prostitués !

Vous l’aurez compris, à Rome, les dames doivent marcher sur des œufs et garder un juste équilibre : un teint pas trop rouge (femme active), mais pas trop clair non plus (chagrin d’amour).

Ainsi, elles se concentrent sur le teint, le contour des cils, les sourcils et les paupières.

Un beau teint de pêche

Pour jouer sur les critères de beauté chez les Romains, les femmes se maquillent le visage avec du blanc de céruse mélangé à du miel, pour s’apparenter à la blancheur juvénile.

Bien sûr, il faut rajouter un peu de couleur à ce teint en le rehaussant avec de :

  • la lie de vin ;
  • le safran ;
  • les coquelicots.

Œil de biche

Obsédées par leur front, les femmes cherchent à le rétrécir en accentuant leurs sourcils à l’aide d’un khôl.

Ensuite, pour les cils, elles utilisent l’antimoine, un métal qui s’apparente au plomb. Cela permet d’en accentuer le contour.

Puis, en matière de fard à paupière, les Romaines puisent leur inspiration chez leurs ancêtres égyptiennes. Ils sont ainsi composés de malachite (vert) ou d’azurite (bleu).

Enfin, pour les grandes occasions, elles broient des cristaux d’hématite – oxyde de fer – pour se mettre des paillettes dans les yeux !

Le mot de la fin

Vous en savez maintenant davantage sur les habitudes cosmétiques à Rome, que ce soit l’hygiène corporelle ou le maquillage.

Oui, les Romains étaient des maniaques de la propreté et de la beauté. C’était l’occasion de mettre une grande distance entre eux et les animaux.

Et, même s’ils ne savaient pas encore, leur obsession de l’hygiène leur a permis de vivre plus longtemps et sainement !

 

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